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"Toute œuvre d’art est une possibilité permanente de métamorphose, offerte à tous les hommes." Octavio Paz

 

Michèle-Amélie Favre expose dans la galerie d’art du Domaine Lyon Saint-Joseph du 27 juin au 31 juillet 2025, et présente de nouvelles collections de sculptures murales qui font écho à la haute joaillerie. L’aluminium brille comme des diamants quand les reflets colorés étincelants évoquent le caractère précieux des gemmes qui composent ses « Bijoux » ici présentés sur formats ronds (60 cm) et carrés (40 cm).

 

La nouvelle série « Magnetik » propose des œuvres hybrides de tableaux réhaussés d’aluminium transperçant la toile, créant un champ (magnétique) rayonnant et ouvrant des possibles dans l’interstice (tableaux présentés : formats carrés, 50 cm).

 

Les « Ailes » sont une invitation à l’élévation, à la transformation et à l’évasion. Ces œuvres, exposées en intérieur, ont également été conçues pour être possiblement disposées en extérieur, sans altération.   

 

Une exposition resplendissante haute en couleurs qui marque la saison estivale.​​​

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Finesse et emportement :

Michèle-Amélie Favre s’expose

Derrière des baies vitrées, à gauche, le parc. A droite, tout au long de ce côté du cloître, des œuvres de Michèle-Amélie Favre (alias Sensartistik). On reconnaît immédiatement la pratique de cette artiste plasticienne : le travail de l’aluminium. On est heureux de découvrir de nouvelles œuvres qui poursuivent une trajectoire artistique : plus de reliefs, de formes, de couleurs. D’ampleur aussi. Des toiles traversées d’aluminium qui jouent sur le contraste des matières (« Magnétique »), de profondes sculptures murales où la matière reflète les couleurs de fines lames d’alu qui se plient, se tordent et s’enchevêtrent de manière délicate. Toujours la lumière joue avec l’alu coloré mais différemment à chaque moment et selon le jour. Ce sont encore les couleurs qui sont autour, leurs contrastes, leurs passages qui font l’œuvre telle qu’elle est par nous perçue. Et celles et ceux qui passent et font varier la luminosité.

Nous sommes au Domaine Saint-Joseph, à Sainte-Foy-lès-Lyon, lieu de réception, hôtel et galerie d’art à quelques kilomètres du centre de Lyon. J’avance, d’autres œuvres s’inscrivent parfaitement sur les murs du premier salon, jouent avec les couleurs et les espaces. Je passe devant deux grandes ailes lumineuses et déployées et pense furtivement à Paul Claudel : "Ouvre Tes grandes ailes pour que je m’y réfugie. Il y a des ailes tout à coup pour me servir de vêtement ! Il y a cette force qui m’attire, il y a cette main que Tu me tends !" J’arrive à la réception : là encore deux œuvres d’ocre et d’alu ouvrent un écart et se réfléchissent l’une l’autre. Je reviens dans la galerie principale, me tiens un moment devant une féérie de rouge. Un étrange paysage se révèle à moi peu à peu. « C’est beau ! » me dit soudain quelqu’un que je n’avais pas entendu venir. Nous restons quelques secondes en silence. Éternel et fragile comme l’est toujours la beauté.

Les œuvres sont là, dans la ville, dans la vie. Il n’y a qu’à s’arrêter. Et regarder. Passer et repasser, voir et revoir. L’artiste elle-même y invite : "Les poésies de l’instant sont partout : reste à s’éveiller à la réalité immédiate et éphémère, à être disposé à s’étonner et à les révéler avec spontanéité dans la sensation du moment." La poésie est là, qui capte et déploie la vie.

 

Pascal David - docteur en philosophie

8 juillet 2025​​​​

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