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"Du 30 août au 1er octobre 2022, le Palais Saint-Jean (Lyon 5e) accueille Michèle-Amélie Favre (alias Sensartistik), artiste et auteure lyonnaise du livre « Les opportunités de l’inattendu – Quand l’imprévu devient l’occasion de transformer sa vie » paru aux Editions Dunod, experte de la sérendipité.

En choisissant de rendre hommage à la « capitale des roses », elle nous plonge dans un univers poético-fantasmagorique à l’occasion de son exposition « ROSATOPIA ». Conjuguant des procédés d’abstraction et de réalisme, l’artiste convoque la pensée du sensible par la rencontre inattendue avec l’œuvre surprenante, permettant à la sensation d’opérer pour ouvrir de nouveaux possibles. En déambulant dans ce jardin de fantaisie évoquant un cabinet de curiosités, le visiteur est invité à cueillir la fleur du hasard par l’exercice d’attention et d’imagination suggéré par les oeuvres semant la confusion et l'illusion. Le florilège proposé présente notamment une série sur laquelle l’artiste concentre une partie de son travail : les « vortex de métamorphRoses » nous entraînent de façon hypnotique dans un tourbillon permettant d’entrer en résonance avec notre moi profond en se recentrant sur l’essentiel. Visitez l'exposition et partagez vos photos avec le hashtag #rosatopia. 

Vernissage le mercredi 7 septembre à partir de 17h30."

Questions à l'artiste :

Pourquoi la rose ?

Les raisons sont multiples : c’est une fleur que j’affectionne particulièrement par sa beauté, sa grâce, son parfum. Si la rose subjugue et inspire depuis toujours, c’est aussi par ses symboles ambivalents, de sa douceur piquante à sa fragilité éphémère. Je rayonne, je séduis mais attention : qui s’y frotte s’y pique. L'exposition présente notamment une série, les "vortex de métarmophRoses" : si je crée sans conscientiser ("c’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche", pour citer Pierre Soulages), les tourbillons hypnotiques nous plongent dans des réflexions sur le cycle de la vie et la manière dont nous cheminons sans cesse pour tenter de déceler une certaine vérité. Les vortex sont ici des instantanés qui invitent à la pause pour réfléchir et imaginer. Avoir choisi la rose est aussi une façon de rendre hommage à Lyon, "capitale de la rose", et à ses splendides roseraies où j’aime flâner et admirer cette explosion de couleurs. Mais aussi au talent de ma mère dont le fabuleux jardin a toujours été une ressource extraordinaire. Une ode aux femmes et à la féminité.

Pourquoi Rosatopia ?

En inventant ce nouveau mot-valise, je souhaitais faire entrer les visiteurs dans un univers à part, centré autour de la rose. En latin, topia fait référence à un jardin de fantaisie. Il y a un lien évident avec une certaine forme d’utopie, qui réside dans le monde des idées, mais aussi et surtout avec le concept d’hétérotopie développé par Michel Foucault. Un "espace autre" que le philosophe décrivait comme une sorte de "contre-emplacement", un lieu hors de tous les lieux, "bien que pourtant il soit effectivement localisable". Michel Foucault considérant la bibliothèque comme une hétérotopie, j’invite donc à une double hétérotopie dans le cadre de cette exposition. Un lieu autre dans un lieu hors du temps où j’ai décidé de confondre les genres artistiques pour créer, par la sensibilité de chacun face aux oeuvres, de nouvelles possibilités par la liberté d’interprétation. J’ai pour ligne directrice, dans mon travail d’artiste et d’auteure, de tendre la main mais de ne pas la tenir. J’invite à la réflexion par l’émotion.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

La nature et l’univers, avant tout. En art, de nombreux courants, de l’impressionnisme au surréalisme en passant par l’abstraction ou l'Op Art. En littérature, des penseurs avant-gardistes.